Témoignage du directeur du pensionnat PDF Imprimer Envoyer

Le Père Szczepan décembre 2014

« La reprise des cours de la nouvelle année scolaire a eu lieu début octobre, après la fête de Tabaski (fête de sacrifice d’Abraham). Je suis content de constater que l’effectif des enfants et des jeunes a augmenté dans nos structures. Il y a un bon nombre de débutants au niveau du CI (grande maternelle) et CP, venant notamment de nos écoles de brousse. Il y a également un groupe d’enfants en échec scolaire venant d’autres structures. Leurs parents comptent sur un bon encadrement et le sérieux de leur travail. Nous faisons de notre mieux pour les accueillir et leur permettre de réussir. Pour cela, une équipe donne son temps et son énergie.

Malgré les nouveaux venus, il faut noter que quelques enfants ne sont pas revenus à Kédougou a cause du manque de moyens des parents. Malheureusement, l’hivernage n’a pas été bon cette année : les pluies n’ont été ni régulières ni abondantes et elles se sont arrêtées trop tôt. Un mauvais hivernage signifie des difficultés pour nous également : mauvaise récolte signifie moins de recettes pour les familles et, en conséquence, retards et difficultés de paiement pour l’internat et les foyers, hausse de produits alimentaires sur le marché. »

D’une façon générale, il faut noter une bonne ambiance parmi les enfants et les jeunes. Nous sommes à leurs côtés pour les encourager et les soutenir. Nous espérons que nos efforts vont se traduire dans leur réussite.

Je voudrais saisir cette occasion pour remercier l’association pour une aide exceptionnelle accordée pour la réfection de la clôture du foyer Brottier ainsi que la réparation de notre voiture accidentée. Grâce à cette aide,  les jeunes du foyer sont motivés pour faire du jardinage, comme à l’internat : les carottes et les salades poussent et la compétition est en cours ! »


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" Je suis Beuz Hermann Mané, prêtre spiritain, sénégalais, précédemment en mission en Guinée. Je reviens à Kedougou que j’ai connu en 2002-2003.

Comme vous le savez, l’internat Saint-Joseph s’adresse en priorité aux enfants des milieux ruraux et des milieux pauvres. L’objectif principal visé par les missionnaires jusqu’à nos jours est le même pour cette partie du Sénégal, à savoir : s’occuper de la promotion de l’enfance à travers les oeuvres socio-éducatives (école, internat).

Cette année, nous avons 162 élèves (garçons et filles à l’internat, collégiens au foyer). Les demandes d’inscription sont très nombreuses et nous sommes régulièrement obligés d’en refuser faute de moyens. Cela reflète le besoin en une éducation de qualité que le pays propose difficilement aux parents pauvres qui comptent beaucoup sur nos prestations de services éducatifs qui, apparemment, portent leur fruit d’année en année.

Cependant, nous ne possédons pas les moyens d’entreprendre seuls ce service éducatif. Votre aide est essentielle dans la réussite de ce projet. Les petites pensions que les parents nous versent (environ 30 € par élève) nous servent à peine à payer les salaires des employés de l’internat(cuisinières, lingères, moniteurs…). La vie d’un élève à l’internat coûte en moyenne 200 € pour l’alimentation, les frais d’hospitalisation ou de pharmacie, à prendre ne charge les plus défavorisés, à acheter un peu de matériel de fonctionnement et à entretenir les locaux.

Le programme de vie proposé à l’internat Saint-Joseph de Kedougou a pour objet d’aider l’interne à prendre conscience de l’importance de l’école dans sa vie et à acquérir l’expérience de la gestion du temps pour un rendement meilleur ».

Beuz Hermann Mané

 

 


 

 

 

Chers amis des enfants de Kédougou

 

Le temps passe très vite, j'ai l'impression que chaque année passe plus vite que l'autre. Peut être que c'est à cause des activités qui se multiplient de jour en jour, peut être que c'est juste la vie qui file.

Après toutes les fêtes vécues dans la paroisse enfin on a un peu de temps pour souffler, pour prendre l'air et pour réfléchir. Je me suis rendu compte que cette année, qui est une année de jubilé dans notre paroisse, est aussi pour moi un jubilé privé. Voilà la première génération des mes internes qui sortent de mes mains, je les ai eu à l'internat depuis CP jusqu'au CM2. On peut dire la mission accomplie. Je les regarde avec la fierté, l'espérance mais aussi le souci, quel sera leur avenir. Sûrement une grande partie va rester au foyer pour continuer les études au collège public alors je pourrai continuer à les suivre. Mais certains retournons aux villages pour y travailler. Les filles qui ne vont pas aller au collège vont se marier bientôt, les garçons vont travailler avec leur parents aux champ.

Je me demande souvent, est-ce que l'éducation qu'ils ont reçu va suffire pour qu'ils puissent résoudre les problèmes de la vie quotidienne, pour qu'ils puissent défendre leur foi, leur nouvelles habitudes et grâce à l'éducation reçu améliorer la vie dans leurs villages. Je n'attend pas de miracles, je sais que le développement se fait doucement, étape par étape, mais je crois beaucoup à l'éducation, humain, religieuse et intellectuelle, je crois que grâce à elle nous pouvons changer le monde.

En faisant les tournées en brousse je vois bien que les changements au niveau de la tradition et en général le développement des villages sont provoqués et stimulés par nos anciens élèves. Cela m'assure que l'éducation reste la meilleure façon de développement. Je pense que la mission depuis le début était convaincue de cela et aujourd'hui plus que jamais nous devons fournir les efforts pour que les œuvres éducatives puissent progresser. C'est possible seulement grâce aux donateurs comme vous, car nos élèves viennent tous de familles très pauvres. Heureusement nous avons les amis, Isabelle, Bénédicte, Anne Sophie, Françoise et beaucoup d'autres, grâce à eux, leur engagement, leurs zèles apostolique et missionnaire, nos enfants peuvent bénéficier d'éducation.

 
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