Lettres de Kedougou
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RETOUR DE VOYAGE

 

N°spécial mars 2016

A Kédougou, les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou : aller à l’école


Nous sommes partis à trois membres de l’association « Enfants de Kédougou » passer une dizaine de jours au Sénégal en février/ mars 2016. Pour Christine, Hervé et moi-même, ce séjour a été très riche en belles rencontres, très diverses, à Kédougou, dans la brousse aux alentours et à Dakar. Nous avons souhaité vous adresser une lettre exceptionnelle pour partager nos impressions de voyage et vous sensibiliser au travail formidable qui y est mené.

Merci de tout cœur, merci pour eux de votre engagement à nos côtés.

La présidente Isabelle Cesbron Lavau

Kédougou est la plus grande ville du sud-est du Sénégal, proche des frontières du Mali et de la Guinée, à 700 km à l’est de Dakar.

 

 

 

 

Les trois membres de l’association à Dakar avec le Père Josephat, premier assistant du Provincial et le Père Szczepan, responsable de la mission éducative à Kédougou et de l’internat des garçons.

L’école de Kédougou

A Kédougou, nous avons fait le tour des classe primaires de la mission, classes qui accueillent à la fois des internes et de externes. Ces classes comptent jusqu’à 50 élèves, toujours très calmes et silencieux. Nous leur avons expliqué le but de notre visite et nous avons eu de beaux chants de leur part.

 

Une classe de primaire nous souhaite la bienvenue en chantant

L’internat des filles

Nous avons passé une soirée avec les filles du foyer (primaire, collège et lycée). Elles sont trente-neuf internes dont huit au lycée, neuf au collège, et vingt-deux au primaire.

Elles nous ont présenté leur emploi du temps : lever 6 h du matin, prière, rangement, douche, petit déjeuner et école à 8h, coucher 22h30 après 2 heures d’études.

 

Les filles au cours de notre échange

Elles nous ont également parlé de leur organisation de la semaine : elles se chargent de la cuisine avec trois responsables pour la semaine pour les plus grandes, pour le primaire, les CM 2 se chargent de la cuisine le week-end.

La lessive a lieu deux fois par semaine

le mercredi et le samedi, le samedi étant aussi un jour de grand ménage. Le samedi soir, elles dansent selon la coutume de leurs ethnies.

Une représentante du foyer est élue pour l’année. Sœur Vivianne, responsable de l’internat des filles, nous a dit : « Quand les filles sortent de l’internat, elles ont tout pour assumer une vie de femme ».

Nous avons bien discuté avec elles, elles nous ont posé des questions sur l’organisation des études en France, nous ont demandé si les professeurs faisaient grève comme au Sénégal, si les mariages forcés existaient aussi en France. Nous avons été frappés par leur détermination à réussir, leur sérieux, leur ouverture d’esprit.

L’internat des garçons

Des rencontres avec les garçons ont été organisées. Ils sont 115 internes, 75 sont à l’internat de la mission et 39 dans un foyer extérieur qui regroupe les plus âgés à partir de la 3ème.

La mission emploie trois cuisinières, une à plein temps pour le foyer des garçons et deux qui se relaient pour les garçons de l’internat. Rencontre intéressante avec ces garçons qui se destinent, pour ceux qui réussissent, à rentrer à l’université de Dakar.

 

Notre rencontre avec les lycéens

 

Dans la brousse

Dans la brousse, nous avons été accueillis très chaleureusement, notamment dans le village de Tikankaly (250 habitants).

Un jeune originaire du village et ayant suivi toute sa scolarité grâce à la mission catholique de Kédougou (école de brousse puis internat et foyer à Kédougou), faisait l’interprète.

Les villageois sont conscients de l’importance de l’éducation pour leurs enfants afin d’améliorer leurs conditions de vie, ils sont très reconnaissants du soutien que l’association « Enfants de Kédougou » fournit et nous demandent de poursuivre notre aide.

Le groupe des femmes nous accueille à Tikankaly

Nous sommes repartis avec un coq chacun et 20 kg d’arachide, vraiment émerveillés de leur gratitude.

 

 

Visite d’une école de brousse avec sœur Viviane

Nous avons découvert une nouvelle école de brousse dans le village de Kenda, ouverte depuis décembre 2015. Les villageois de Kenda avaient demandé depuis deux ans à la mission l’ouverture d’une école de brousse qu’ils ont donc construite. Le chef de village a exprimé sa très grande gratitude.

Nous avons eu l’occasion d’échanger avec l’ensemble des moniteurs des écoles de brousse dont certains dans leurs villages.

 

Les élèves de l’école de Kenda devant leur école

A Dakar

A Dakar, nous avons passé une soirée avec trois jeunes étudiants anciens de Kédougou, Antoine, Gilbert et Léon.

Tous les trois ont débuté leur scolarité en école de brousse puis l’ont continuée à l’internat et en foyer. Ils sont actuellement en master 1 et master 2.

L’un d’eux nous a dit : « Je reconnais celui qui a été à la mission même si je ne l’ai pas connu, à cause de ses attitudes. La mission, c’est l’école de la vie, le respect de l’autre, la solidarité ».

La vie à Dakar n’est pas simple pour eux ; lorsque l’un d’eux bénéficie d’une bourse, il partage avec les autres. Ils sont heureux d’avoir réussi mais leurs parents ont du mal à comprendre qu’ils ne trouvent pas de travail après tant d’années d’études.

Ils ont été très reconnaissants vis-à-vis de l’association et nous ont également demandé de poursuivre notre action afin que leurs petits frères et sœurs bénéficient de cette chance.

 


Les comptes de la mission

 

Au cours de notre séjour, nous avons pu consulter les comptes.

L’association assure les deux-tiers du fonctionnement de l’internat et du foyer des garçons (115 garçons).

Elle assure aussi les indemnités versées aux moniteurs des écoles de brousse (11 moniteurs pour 266 enfants).

Pour les filles le soutien est plus orienté vers des opérations ponctuelles : achats de vingt matelas, réfection de la toiture du réfectoire.

Répartition des dépenses de l’année scolaire 2014/2015

Budget de 30 000 €

 

A l’issue de notre voyage à Kédougou, nous avons pu présenter l’association au provincial de la congrégation du Saint Esprit qui a porté un grand intérêt à cette forme de soutien de la mission éducative auprès des plus pauvres.

Erratum à lettre de Noel 2015 :

La répartition entre catholiques et musulmans présentée dans cette lettre concernait les élèves de l’école primaire. En réalité pour l’internat soutenu par l’association il y a 10% de musulmans, Les 90% autres sont chrétiens ou en cheminement.

Les comptes de l’association

L’association a été créée, il y a 17 ans au retour d’un voyage du Sénégal au cours duquel nous avions été en contact avec l’internat de Kédougou tenu par les Sœurs Saint Joseph d’Annecy. Ces sœurs avaient de moins en moins d’argent pour le fonctionnement de cet internat menacé de fermeture.

L’association vise à faciliter la scolarisation des enfants de la brousse, issus de familles rurales très pauvres. Ils commencent leur apprentissage dans les villages de brousse puis rejoignent l’internat à l’issue d’un examen pour rentrer en CP, seul moyen pour eux de suivre l’école, vu les distances. Aujourd’hui, il y a 266 enfants dans les écoles de brousse répartis en dix villages, 115 garçons et 39 filles internes à Kédougou, les garçons sont soutenus par les Pères Spiritains et les filles par les Sœurs Saint Joseph d’Annecy.

Les familles des élèves fournissent 10% du prix de la pension. L’association en fournit les deux-tiers pour les garçons et des aides d’équipements et de rénovation de bâtiments pour les filles pour un budget de 28 000 €.

Dès le début, les bénévoles de l’association ont été d’accord pour supporter entièrement les frais de fonctionnement (voyages à Kédougou, sommes investies dans l’achat de matériel, frais divers…..) de sorte qu’un euro reçu par l’association va directement à Kédougou.

Les ressources de l’association sont fragiles. Elles proviennent de dons, d’une vente de Noël dont le produit est versé intégralement à Kédougou, ainsi que d’un concert annuel.

L’association entretient des liens de confiance avec les Pères et les Sœurs et contrôle l’utilisation des ressources. Les enfants réussissent bien car ils bénéficient d’un cadre éducatif épanouissant et exigeant.

Chacun, avec ses moyens et avec son cœur, peut faire connaître l’appel des pères de la mission en mobilisant,en organisant, en donnant pour Kédougou.

N°16 Noël 2015

Le mot de la présidente

Editorial

L’éducation, l’humanité en marche

Après les terribles attentats qui ont bouleversé la France, l’importance de l’éducation s’est à nouveau imposée, elle seule peut désarmer la peur de l’autre, les préjugés.

Au Sénégal à 95% musulman, l‘internat catholique de Kédougou accueille 75% de jeunes musulmans, 20% de catholiques et 5% d’animistes. Aucun prosélytisme de la part des pères pour convertir ; au contraire, lorsqu’ils reçoivent des demandes de conversion de la part de jeunes musulmans, ils les dissuadent, sachant la pression qu’ils pourront subir au sein de leur famille. Il existe un grand respect mutuel entre les différentes communautés. Chaque semaine, la messe est proposée librement ; une très grande majorité s’y rend, certains musulmans servent la messe.

L’internat offre la possibilité de se connaître, de vivre des évènements quotidiens, des fêtes ensemble. Cette année, l’internat accueillevingt garçons de plus que l’année dernière et l’équipe éducative a été renforcée.

Merci de nous aider à soutenir cette mission d’éducation, éducation qui vise à former de jeunes adultes capables d’avoir un métier en main, éducation qui vise aussi la rencontre de l’autre, son acceptation quelle que soit sa religion ou son ethnie.

Merci de faire connaître l’association autour de vous afin que l’internat puisse chaque année accueillir d’autres jeunes.

Avec toute l’équipe de l’association, nous vous souhaitons un très joyeux Noël et une année 2016 pleine de paix et de joies.

Isabelle Cesbron Lavau

« Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.

Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours » Lao Tseu

 

Des nouvelles de Kédougou

Chers Amis,

C’est dans la joie de la préparation de la fête de Noel que je vous écris pour donner quelques nouvelles de la Mission catholique de Kédougou. Cette année, l’école a ouvert officiellement ses portes le 7 octobre. Il a fallu encore une bonne dizaine de jours avant que tous les enfants du primaire soient sur place, car ils restent le plus longtemps possible au village pour aider leurs parents aux travaux des champs. Les enseignants venant d’autres régions de Kédougou arrivent également tardivement et tout cela pénalise les enfants et les jeunes dans la réussite de leurs examens.

Nous rendons grâce à Dieu pour un bon hivernage, les pluies ont été abondantes et nous espérons que les récoltes le soient aussi. Nous étions heureux de voir les élèves revenir à Kédougou, mais plusieurs d’entre eux étaient fatigués, du fait de cas de paludisme. Heureusement avec la fin de l’hivernage et l’arrivée de la fraîcheur, la situation s’est bien calmée.

Cette année nous avons noté une bonne augmentation des effectifs, nous avons accueilli 20 garçons en plus, ce qui fait 130 garçons et 40 filles. Parmi ces enfants, il y a 40 nouveaux, venant des écoles de brousse et d’autres écoles. Pour ces derniers, les raisons sont diverses : un échec scolaire ou un souci de s’insérer dans une structure « sérieuse » qui assure un bon suivi des enfants. Nous espérons que l’année scolaire ne sera pas perturbée par des grèves d’enseignants car les élèves sont toujours les grands perdants.

Ecoles de brousse

Les écoles de brousse ont commencé au mois de décembre.

Une réunion des moniteurs a eu lieu le 4 novembre à Kédougou, pour préparer la rentrée scolaire. Les moniteurs ont exprimé leurs besoins en matériel et ont présenté la situation dans leurs lieux d’enseignement, quelques changements d’affectation pour certains moniteurs.

Dans l’ensemble l’année a bien démarré sauf quelques retards dans les villages où il fallait réfectionner l’abri pour les enfants.

Père Szczepan Frankowski, cssp

TÉMOIGNAGE

« Le foyer de la Mission Catholique de Kédougou contribue considérablement à la réalisation de l’objectif de ma vie : la réussite. Je souhaite vraiment que mon rêve se réalise, malgré les difficultés financières qui me touchent et m’inquiètent. Dans ma famille au village d’Ethiès, les moyens financiers sont très faibles et c’est de plus en plus compliqué. Actuellement je suis en classe de 1 ère au lycée technique de Kédougou. Malgré cette situation, je ferai tout mon possible pour que je puisse réussir dans ma vie. Je garde ma confiance en Dieu en lui demandant de venir à mon aide.

De tout cœur je remercie tous ceux et celles qui, de loin, soutiennent le projet éducatif de la Mission Catholique de Kédougou. Que Dieu vous bénisse. »

Jean-Baptiste Sadiakhou

Des nouvelles de la communauté

Pour l’année 2015/2016, la communauté spiritaine de Kédougou compte cinq membres. Avec l’arrivée du père Armel du Congo, nous sommes trois prêtres, Le curé le Père Collins, le Père Armel et moi-même. Nous avons également deux stagiaires, Clément de la Côte d’Ivoire et Emmanuel du Togo. Ils s’initient à la vie missionnaire avant d’entrer en formation dans notre congrégation.

Dans la communauté des sœurs, il y a plusieurs changements, mais c’est toujours sœur Viviane qui reste responsable de l’internat des filles.

Au nom de tous les enfants, les jeunes et l’équipe apostolique, je souhaite un Joyeux Noël à tous ceux qui soutiennent le projet de Kédougou. Je vous assure de nos humbles prières. Que Dieu de miséricorde vous le rende au centuple !!!

Des nouvelles de Paris

Concert d’automne

Le récital de piano a eu lieu dans la magnifique chapelle des Spiritains rue Lhomond. François Lambret a magistralement interprété des œuvres de Ravel, Rachmaninov et Schubert. Cent cinquante personnes étaient présentes et le concert a rapporté 2 300 €.

Vente de Noël

La vente de Noel s’est très bien passée. Bravo à toutes celle qui ont contribué au succès de la vente en assurant plus de 8 700 €. Un grand merci à Françoise et Geoffroy de Montmarin pour leur accueil toujours aussi chaleureux et aux artistes de l’association, toujours pleines d’imagination. La soirée du jeudi s’est terminée par le tirage de la tombola qui a permis de distribuer des lots de qualité.

Au total le concert et la vente permettent de financer près de 75 pensions annuelles.

Voyage à Kédougou

Un voyage à Kédougou de trois membres de l’association est prévu en février 2016 pour une dizaine de jours. Après un bref passage à Dakar, le séjour se déroulera à Kédougou avec des visites prévues dans les villages de brousse.

Chacun, avec ses moyens et avec son cœur, peut faire connaître l’appel des pères de la mission en mobilisant, en organisant, en donnant pour Kédougou.


N°15 été 2015

Le mot de la présidente

Editorial

 

Une petite goutte d’eau dans un désert

 

Cette petite goutte d’eau existe depuis février 1999 et elle représente 2 800 enfants à Kédougou dont les frais de pensionnat ont été pris en charge par l’association. Elle représente également plus de 1 000 enfants vivant dans la brousse et qui ont pu suivre des rudiments de français et de calcul grâce à l’enseignement des moniteurs payés par l’association.

Depuis 1999, 350 000 euros ont été versés à la mission de Kédougou, grâce à vos dons, à ceux d’écoles, de paroisses et d’associations sensibles au projet. Aucune aide publique n’a été attribuée à l’association.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui participent depuis le commencement ou plus récemment à ce projet.

Comme vous le découvrirez dans la Lettre, la mission de Kédougou a toujours besoin de l’association qui finance 80 % à 85% des besoins de l’internat et des écoles de brousse. Les témoignages de jeunes comme ceux des encadrants est très encourageant «  Former un enfant et l’amener pour qu’il soit quelqu’un est une grande joie ».

A nouveau un grand merci pour votre fidélité, Très bel été à tous.

Isabelle Cesbron Lavau


«L'éducation est pour l'enfance ce qu'est l'eau pour une plante». La Rochefoucauld

 

 

Des nouvelles de Kédougou

 

« En écrivant ces paroles, je me rends compte que cette année s’est déroulée très rapidement. Avec joie, je dois constater qu’elle s’est bien passée dans l’ensemble. Comme je vous ai écrit dans la Lettre de décembre, l’effectif des garçons accueillis à l’internat a augmenté cette année. Je remarque une bonne ambiance et la volonté de réussir, surtout parmi les plus grands. Les résultats un peu médiocres pour certains au premier semestre les ont poussés à mieux travailler au second semestre. Espérons que les résultats vont refléter leurs efforts fournis.

Cette année la situation matérielle des familles de nos enfants n’a pas été bonne à cause d’un mauvais hivernage 2014. Cela se fait sentir au niveau du paiement. Si pour l’inscription presque tout le monde a payé, pour la troisième tranche la grande majorité n’a pas pu payer. Heureusement nous pouvons compter sur vous.

 

Ecoles de brousse

Cette année nous avons eu la chance de pouvoir bénéficier de l’aide de World Vision, une ONG agissant dans le domaine du développement. Grâce à son soutien, nous avons acheté 300 livres de lecture pour le CI et CP. Ainsi nous avons pu renouveler tous les livres de lecture pour nos élèves des écoles de brousse. Chaque enfant dispose d’un livre neuf et cela facilite le travail des moniteurs.

L’ouverture de l’école de brousse à Ethiès a augmenté le nombre des enfants accueilli dans nos écoles. Malheureusement un certain nombre d’élèves quitte l’école avant la fin de l’année. Ce n’est pas toujours la faute des enfants : parfois les parents les amènent à Kédougou ou à Tambacounda où ils vont travailler pendant la saison sèche, d’autres suivent leurs parents dans le « jura », zones d’exploitation clandestine de l’or. Nous essayons de sensibiliser les parents sur l’importance de l’éducation et la régularité dans la fréquentation de l’école.

De façon générale, les moniteurs travaillent bien avec les enfants. Ils sont très dévoués à leur mission d’enseignement et plusieurs le font depuis des années. Le « doyen » du groupe est Maxime Keita de Kouronghoto. Il avait à peine 15 ans quand il a fait sa première année d’expérience en tant que stagiaire. Aujourd’hui , père de sept enfants, il continue sa mission d’enseignement. Interrogé sur le pourquoi, il répond : « Former un enfant et l’amener pour qu’il soit quelqu’un est une grande joie ». Il prend en charge ses deux petits frères : Jérémy (2nd), François(5ème) ainsi que ses trois fils. L’an prochain, un autre enfant de Maxime va rejoindre ses frères à l’internat de Kédougou. Plein d’admiration pour Maxime, je me demande comment exprimer notre gratitude pour les vingt ans  d’enseignement dans les écoles de brousse... »

Père Szczepan Frankowski, cssp

 

Le jardin

« Cette année, les jeunes du foyer ont fait un jardin. Cela a été possible grâce à la réalisation de la clôture du foyer en août 2014. Les  jeunes ont fait de très gros efforts pour rendre la terre cultivable et ensuite pour cultiver les légumes de toute sorte qu’ils ont semés. Ils se réveillaient parfois à 5 h du matin pour puiser l’eau et arroser le jardin avant d’aller à l’école. Les salades seulement ont bien donné !

Une bonne expérience qui sera surement renouvelée l’année prochaine ! »

 

L’internat des filles

« Au  début de l’année scolaire, elles étaient 41 et seules deux n’ont pas ont terminé l’année : l’une par faute de moyens et l’autre par une grossesse contractée chez elle au village. Dans ces situations,  les parents ne disent rien et il est très difficile de les joindre au village. Avec mes sœurs en communauté, nous essayons d’aider les jeunes mais il y a un gros travail de sensibilisation à faire.

 

Cette année, l’objectif a été de fixer six ventilos dans la salle d’étude, de réfectionner les tabourets, renouveler les matelas, faire des armoires fixes dans les dortoirs et d’améliorer la nourriture.

 

Merci pour votre soutien moral et économique. »

Sœur Viviane

 

Des nouvelles de la communauté

 

Le jeune Antoine de la DCC partant fin août, la communauté accueillera un autre prêtre, grand soutien pour toute la communauté.

 

Des nouvelles de Paris

 

Concert d’automne

Retenez la date du vendredi 9 octobre 2015 à 20h30 : un récital de piano sera donné par le pianiste François Lambret  qui avait joué pour l’association en septembre 2006 et en octobre 2007. Nous sommes très heureux de le retrouver et qu’il ait accepté à nouveau de jouer au profit de l’association. Le récital aura lieu dans la magnifique chapelle 18ème des Père Spiritains rue Lhomond 75005. Au programme : Schubert, Debussy,  complétés par d’autres œuvres en cours de préparation. Vous serez avertis par mail lorsque les réservations seront ouvertes.

 

Vente de Noël

La vente de Noël aura lieu le jeudi 19 et vendredi 20 novembre chez  Françoise et Geoffroy de Montmarin qui nous accueillent encore cette année au 192, rue de Vaugirard, Paris 15°.

 

Chacun, avec ses moyens et avec son cœur, peut faire connaître l’appel des pères de la mission en mobilisant,en organisant, en donnant pour Kédougou.

N°14 Noël 2014

Le mot de la présidente

 

En octobre 2014, le prix Nobel de la paix a été co-attribué à la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, 17 ans, et à l’Indien Kailash Satyarthi, militant pour les droits des enfants indiens.

La jeune Malala doit sa renommée à un engagement sans relâche en faveur de la scolarisation des enfants au Pakistan même, comme à travers le monde. « Nos cahiers et nos crayons sont nos armes » conclut-elle à l’assemblée des jeunes de l’ONU en juillet 2013 à New York. Ce prix, dit-elle, est un encouragement pour que chaque enfant ait une éducation.

C’est le même combat que l’association « Enfants de Kédougou » soutient au profit  des enfants et des jeunes de la brousse. Grâce au soutien de l’association, la mission de Kédougou a pu ouvrir deux écoles de brousse supplémentaires, ce qui porte à douze le nombre d’écoles soutenues. Quinze jeunes de plus ont intégré l’internat de Kédougou !

La mission, pleine de dynamisme, signifie pour ces jeunes espoirs et projets. Grâce à une attention bienveillante et exigeante des encadrants, les jeunes vivent dans un cadre où le dialogue existe, où le Christianisme et l’Islam se côtoient dans le respect et la compréhension des uns et des autres.

Merci de faire connaître l’association autour de vous afin que le projet suscite toujours de nouvelles adhésions.

Un très grand merci au Père Szczepan dont la présence apporte confiance, persévérance, joie aux enfants,  aux jeunes, aux familles de la brousse.

Avec toute l’équipe de l’association, nous vous souhaitons un très joyeux Noël et une année 2015 pleine de joies.

Isabelle Cesbron Lavau

«La véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même.

Quel meilleur livre peut-il exister que le livre de l'humanité ?». Gandhi   

 

Des nouvelles de Kédougou

« La reprise des cours de la nouvelle année scolaire a eu lieu début d’octobre, après la fête de Tabaski (fête de sacrifice d’Abraham). Je suis content de constater que l’effectif des enfants et des jeunes a augmenté dans nos structures. Il y a un bon nombre de débutants au niveau du CI (grande maternelle) et CP, venant notamment de nos écoles de brousse. Il y a également un groupe d’enfants en échec scolaire venant d’autres structures. Leurs parents comptent sur un bon encadrement et le sérieux de leur travail. Nous faisons de notre mieux pour les accueillir et leur permettre de réussir. Pour cela, une équipe donne son temps et son énergie.

Malgré les nouveaux venus, il faut noter que quelques enfants ne sont pas revenus à Kédougou a cause du manque de moyens des parents. Malheureusement, l’hivernage n’a pas été bon cette année : les pluies n’ont été ni régulières ni abondantes et elles se sont arrêtées trop tôt. Un mauvais hivernage signifie des difficultés pour nous également : mauvaise récolte signifie moins de recettes pour les familles et, en conséquence, retards et difficultés de paiement pour l’internat et les foyers, hausse de produits alimentaires sur le marché. »

D’une façon générale, il faut noter une bonne ambiance parmi les enfants et les jeunes. Nous sommes à leurs côtés pour les encourager et les soutenir. Nous espérons que nos efforts vont se traduire dans leur réussite.

Je voudrais saisir cette occasion pour remercier l’association pour une aide exceptionnelle accordée pour la réfection de la clôture du foyer Brottier ainsi que la réparation de notre voiture accidentée. Grâce à cette aide,  les jeunes du foyer sont motivés pour faire du jardinage, comme à l’internat : les carottes et les salades poussent et la compétition est en cours ! »

 

Les écoles de brousse

«  Après la session de rentrée des moniteurs qui a eu lieu le 14 novembre, nos écoles ont démarré le 1er décembre. J’ai eu la joie de ré-ouvrir l’école

d’ Ethiès et les parents en sont très reconnaissants. Cela permet aux plus petits de rester sur place pour une première étape de scolarisation. A Mamacono, notre école n’a pas pu démarrer à cause d’un incendie qui a entièrement ravagé l’abri de l’école. Lors de ma visite au village avant l’ouverture, on m’a promis de la reconstruire et cela a été fait. Du côté de nos écoles de brousse, nous espérons cette année une augmentation de l’effectif de nos élèves.

En ce temps de l’Avent  et de l’attente de la venue du Seigneur, je vous souhaite une bonne préparation à Noël. Que le Seigneur vous bénisse et qu’Il bénisse vos familles. Que l’Emmanuel vous apporte la joie et la paix. En vous remerciant pour tous vos efforts et vos bonnes actions en faveur des enfants de Kédougou, je vous assure de notre prière pour vous tous. Joyeux Noël !!!! »

Père Szczepan

 

 

Des nouvelles de la communauté

Cette année, l’équipe spiritaine est composée de trois membres : le Père Collins curé, le Père Szczepan vicaire, responsable de l’internat, des foyers pour collégiens et lycéens, des écoles de brousse et économe de la communauté, et Antoine, un jeune croate en stage missionnaire. Sœur Vivianne, nouvellement affectée à la communauté des sœurs de Saint Joseph, a pris la responsabilité de l’internat des filles.

 

Des nouvelles de Paris

Le récital de piano a eu lieu dans la magnifique chapelle des Spiritains rue Lhomond. Ali Hireche a merveil-leusement interprété deux sonates de Beethoven, le Clair de lune et la sonate en do mineur. La vente de Noël a été un succès. Au total, ce sont plus de 12 000 € qui seront transférés à Kédougou soit l’équivalent de plus de 80 scolarités. Bravo à celles qui ont contribué au succès de la vente en assurant plus de 9 000 € de rentrées.

 

Cette année, nous avons attribué de façon exceptionnelle 4 000€ pour la réfection d’une clôture autour d’un foyer, ce qui permet aux élèves de faire du maraîchage sans que les bêtes puissent rentrer. Nous avons également participé à hauteur de 4 000€ pour la réparation de la voiture.

 

Rappel : nouvelle adresse

L’adresse de l’association est modifiée. Ce n’est plus le 31 rue Pierre-Sémard, mais la nouvelle adresse est « association enfants de Kédougou » 22 rue de Verneuil, 75007 Paris.

 

Chacun, avec ses moyens et avec son cœur, peut faire connaître l’appel des pères de la mission en mobilisant,en organisant, en donnant pour Kédougou.

 

 


N°13 Eté 2014

 

Le mot de la présidente

Un travail en profondeur, une présence forte et dynamique

L’association a fêté ses 15 ans en février. La congrégation du Saint-Esprit de Dakar nous a demandé officiellement de poursuivre notre engagement auprès de la mission de Kédougou. Deux villages de brousse ont demandé à la mission de Kédougou l’ouverture d’une école par village. Ils s’adressent à la mission car ils ont la garantie d’avoir un instituteur fiable,rémunérés par la mission. Ces instituteurs sont en général d’anciens élèves de la mission.

Les résultats sont là, satisfaisants et porteurs d’espoir, grâce à une présence structurante et dynamique des Pères et des encadrants.

Les Pères déploient des efforts démesurés pour sensibiliser les familles à l’importance de l’éducation ; hélas, malgré les appels répétés de Père Szczepan, quelques pensions restent impayées.

Nous avons besoin de vous, de votre aide pour continuer ce projet porteur d’espérance dans ce coin reculé du Sénégal. Merci d’entendre cet appel.

A tous nous vous souhaitons un très bon été.

Isabelle Cesbron Lavau

« Savoir, penser, rêver. Tout est là ». Victor Hugo

 

Des nouvelles de Kédougou

« Dans nos écoles de brousse, l’année s’est bien déroulée. Les moniteurs ont bien travaillé sous le regard attentif du superviseur Bernard Keita et de moi-même. En passant dans les villages j’ai eu l’occasion de visiter les écoles et d’avoir l’opinion des parents. Dans l’ensemble, il est important de noter que les parents sont satisfaits du travail effectué par les moniteurs. Du côté des enfants, on peut constater une bonne implication et de la régularité, ce qui n’est pas sans importance.

une météo contraire

Contrairement à ce qui était prévu au début de l’année, nous sommes obligés de raccourcir l’année aux villages à cause de la situation météorologique. Cette année, l’hivernage a commencé très tôt, à la grande surprise des villageois. Les pluies sont fortes et régulières depuis mi-mai et cela complique l’enseignement. Nos écoles ne sont pas adaptées à résister à la pluie, n’étant faites que pour protéger les enfants que contre les rayons du soleil. Le programme de l’enseignement a été fini dans la plupart des écoles. Nous espérons de bons résultats des compositions pour accueillir un bon nombre d’enfants l’année prochaine.

271 enfants dans les écoles de brousse

Nous avons reçu deux demandes d’ouverture d’écoles dans les villages : Inérée (35 enfants) et Ethies (47 enfants). 271 enfants ont été accueillis dans les écoles de brousse. Les grèves des enseignants du lycée public ont perturbé les résultats de nos pensionnaires. Plusieurs de nos internes sont parmi les meilleurs de leur classe et en internat l’ambiance est bonne, les enfants mangent bien, très peu ont des ennuis de santé en dehors des blessures causées par le foot. »

Les ressources manquent

Pour améliorer les ressources j’ai créé un espace pour cultiver des légumes et élever cinq poules et un coq. Huit poussins sont nés ; c’est un début très timide mais un succès. Plus que jamais, votre aide est indispensable pour que les enfants puissent continuer à s’instruire. »« J’ai des soucis financiers, à cause du manque de paiement des enfants et des jeunes (plus de 1 000 €). Je fais ce que je peux pour qu’ils donnent leur participation mais je sais que pour plusieurs c’est très difficile. Un jeune de sixième a éclaté en larmes devant moi dernièrement en disant que son papa ne veut pas qu’il étudie et que c’est lui-même qui prend en charge l’école en vendant son coton…Pourtant, c’est un excellent élève qui a 16 de moyenne. »

Père Szczepan

 

Des nouvelles de la communauté

Grand changement : le Père Hermann part et il est remplacé par le Père Collins qui devient responsable de la communauté des Spiritains et curé.

Le père Szczepan reste économe de la communauté, responsable de l’internat, du foyer et des écoles de brousse.

François Ortner, jeune Alsacien, a passé quatre mois comme bénévole à la mission.

 

Des nouvelles de Paris

 

Concert du 4 octobre

Le concert est prévu le samedi 4 octobre à 20h30 à la chapelle des Spiritains, 30 rue Lhomond, Paris 5e (métro Place Monge). Ce sera un récital de piano donné par Ali Hirèche (répertoire classique). Nous abandonnons la salle Cortot par manque de sponsor : nous comptons sur vous pour remplir les 200 places de cette magnifique chapelle du XVIII°.

 

L'artiste

Ali Hirèche est né à Paris en 1976 où il commence ses études musicales avec le pianiste Antonio Ruiz-Pipo. A l’âge de 15 ans, il s’installe en Italie où il poursuit sa formation au conservatoire de Milan.Il y obtient un premier prix avec les félicitations du jury en 1997. Dès ses 15 ans, Ali Hirèche se produit aussi bien en récital qu’avec orchestre en Italie, en Allemagne, en Autriche.Il participe aussi à de nombreux concours internationaux et y remporte plusieurs prix Revenu en France, il se produit salle Cortot et dans les grands festivals comme Deauville ou Cordes.

Dans son répertoire, Brahms, Bach, Schumann, Liszt sont à l’honneur.

 

Vente de Noël

La vente de Noël aura lieu les jeudi 20 et vendredi 21 novembre à Paris.

 

Changement d'adresse

L’adresse de l’association est modifiée. Ce n’est plus le 31 rue Pierre-Sémard, mais la nouvelle adresse est « association enfants de Kédougou » 22 rue de Verneuil, 75007 Paris.

Chacun, avec ses moyens et avec son cœur, peut faire connaître l’appel des pères de la mission en mobilisant,en organisant, en donnant pour Kédougou.

 


 


 

N°12 lettre de Noël 2013

Le mot de la présidente

L’éducation : une priorité absolue

Dans un continent jeune comme l’Afrique, où 50% de la population a moins de 25 ans, la jeunesse constitue un formidable espoir mais  aussi lance un énorme défi pour assurer leur développement.

La richesse principale de ces pays réside dans leur jeunesse et la formation est une nécessité vitale pour développer les structures économiques de leurs pays et créer une société juste où chacun a sa place.

Comme dans l’ensemble des pays africains, la jeunesse du Sénégal est un fabuleux gisement de talents ; or ce pays, malgré d’importants efforts,  a du mal  à former et à éduquer sa jeunesse.

Le taux d’alphabétisation y est de 39%. Cette année, la mission accueille 150 enfants et l’accent est mis sur un meilleur encadrement pour améliorer la réussite de ces enfants, dans la continuité de ce qui a été entrepris l’année dernière.

Merci beaucoup de votre participation pour poursuivre la mission de l’association dans cette région délaissée et lointaine du Sénégal oriental.

Toute l’équipe de  l’association enfants de Kédougou vous souhaite un très joyeux Noël et une très bonne année 2014.

 

Isabelle Cesbron Lavau

 

« Les vraies études sont celles qui apprennent les choses utiles à la vie humaine ». Bossuet 

Des nouvelles de Kédougou

L’arrivée du Père Szczepan

Le Père Szczepan, polonais spiritain,  40 ans, a passé plusieurs années au Sénégal. Il a été nommé économe et responsable de l’internat de la mission.

Depuis mon arrivée à Kédougou, je suis en train de découvrir les différents aspects de ma responsabilité de l’internat, du foyer des jeunes et des écoles de brousse. Cette année, notre effectif est de 110 garçons en internat et aux deux foyers collégiens et lycéens. L’année a bien démarré, certains élèves sont venus en retard à cause de la récolte au village. Plusieurs m’ont signalé des difficultés pour le paiement de la somme demandée pour l’inscription ;  ils espèrent pouvoir payer après la récolte. Nous restons attentifs à la situation de chacun.

Depuis mon arrivée, j’ai profité de l’occasion de mon passage aux villages de brousse pour visiter et connaître les familles de nos élèves et voir l’état de nos écoles. Les travaux sont en route pour préparer les écoles à l’ouverture et  nous espérons inscrire les enfants pour commencer en décembre.

Notre grand objectif cette année est de bien accompagner les enfants pour une meilleure réussite. La présence de surveillants aux heures d’étude a été renforcée. Le Père Collins y est également.

Je vous assure de notre grande reconnaissance et vous remercie au nom de nos enfants et de nos jeunes. Joyeux Noël et bonne année 2014 !

Père Szczepan

 

Nota : L’association prend en charge 40 filles en internat dont 14 suivent les cours au collège et au lycée.

 

 

Des nouvelles de Vincent Cardot

Je m’appelle Vincent, j’ai 24 ans, je suis séminariste du diocèse de Langres et je viens de passer seize mois comme volontaire à la mission catholique de Kédougou, au service de l’internat.

Après un hiver français bien froid je suis arrivé dans le chaud de Kédougou en mars 2012, mais au-delà de cette température assommante qui influe sur le mode de vie, c'est la chaleur de l'accueil qui m'a brûlée : le père Marek et le père Hermann, les internes et les habitants de Kédougou m'ont tout de suite accueilli comme l'un des leurs, comme un membre de la famille.

En un mot : l'accueil.

J'étais un étranger, jeune, dans une culture différente et cela m'a invité à une plus grande humilité. Par ailleurs, la simplicité en tous points de vue des internes me renvoyait à ma jeunesse confortable, à la chance d'avoir pu vivre jusqu'à mes 18 ans dans le cocon familial alors que certains internes ont moins de 10 ans. En communauté aussi, le mélange des générations, des nationalités et des cultures imposait à chacun des efforts.

En un mot : humilité.

J'ai eu la chance de vivre une relation privilégiée avec les internes, surtout les plus grands du foyer. La confiance s'est vite installée et je suis devenu en quelque sorte un grand frère. Je m'efforçais d'être à leur écoute, de passer du temps avec eux, de les responsabiliser et je les encourageais à préparer leur avenir. Comme séminariste, j'étais touché par leur désir de Dieu.

En un mot : confiance.

A l'internat, j'ai d'abord appris à gérer le quotidien. Avec l'équipe nous avons essayé d'être le plus possible attentifs aux enfants : leurs difficultés, leurs besoins mais aussi leurs talents. Nous avons essayé de regarder vers l'avant pour que l'internat gagne en autonomie : potager, poulailler, culture de champs pour l'internat pendant la saison des pluies, organisation d'une soirée dansante dont les bénéfices sont destinés à l'internat.

Ces projets sont maigres et ils n'en sont qu'à leurs balbutiements mais ils participent a une conscientisation des internes et des kédovins : cet internat est pour eux et ils doivent peu à peu prendre leur part de responsabilité.

En deux mots : préparer l'avenir !

 

J’ai été frappé de voir au Sénégal à quel point le « religieux » est omniprésent : sur les voitures, les magasins, dans le langage courant. Et cela se vérifie au quotidien car les gens pensent d’abord à Dieu puis à l’intérêt du groupe avant de penser à eux même.

Comme européen, vivant dans un monde sécularisé, cette façon de penser m’a interpellé. La région de Kédougou est magnifique mais elle est aussi confrontée à de gros défis : les jeunes délaissent l'agriculture qui utilise encore des techniques rudimentaires, les ressources aurifères ne génèrent qu'un enrichissement de courte durée et apportent bien plus de problèmes. Les jeunes ne savent plus vraiment quelle est la bonne direction à prendre. Par ailleurs, l'occidentalisation fragilise les repères traditionnels. Après un an et demi à Kédougou je suis convaincu que l'éducation et l'évangélisation sont les meilleurs cadeaux que l'on puisse offrir à tous ces jeunes. C'est ce que leur propose l'internat de la mission catholique de Kédougou grâce à votre soutien et je peux vous témoigner de la gratitude des internes

 

Des nouvelles de Paris

Concert du 11 octobre

A Paris a eu lieu un récital de piano salle Cortot au cours duquel le pianiste, Ali Hireche a interprété l’intégrale des études de Chopin et le carnaval de Schumann. Son jeu a été magistral par sa virtuosité, sa capacité à laisser la transparence aux différentes lignes mélodiques. Magnifique talent !

 

Vente de Noël

Les 14 et 15 novembre a eu lieu la vente de Noël chez Geoffroy et Françoise de Montmarin. Très beau succès grâce aux talents conjugués des unes et des autres et l’accueil toujours chaleureux de nos hôtes.

 

Avec ces deux opérations, depuis le début de l’année scolaire nous avons récolté de quoi assurer la scolarité de 100 enfants. Vos dons contribueront à assurer celle des 60 autres enfants.



Chacun, avec ses moyens et avec son cœur, peut faire connaître l’appel des pères de la mission en mobilisant,en organisant, en donnant pour Kédougou.

 

 


 

N°11 été  2013

 

A Kédougou, les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou : aller à l’école

Le mot de la Présidente

 

La persévérance

Les résultats de l'année pour l'école sont toujours encourageants. Les élèves de l'internat se distinguent toujours dans la tête des classements. C'est le résultat d'efforts continus: ils doivent faire preuve de persévérance. Pour qu'ils aient une ambiance favorable il convient que leur encadrement, les prêtres, religieuses et laïcs s'y attachent. Pour les collégiens et les lycéens la situation est un peu plus difficile car les établissements où ils se rendent en journée sont trop souvent en grève, les professeurs absents et les classes sont pléthoriques. L'encadrement de la mission essaye de compenser ces carences, afin de motiver les élèves en vue de leur réussite aux examens.

Cette pédagogie soulève l'intérêt localement et des bénévoles se manifestent pour proposer du soutien au pensionnat. L'internat s'ancre localement.

Face à cette situation la congrégation spiritaine a choisi de restructurer et de renforcer la communauté de Kédougou. Le Père Hermann sera assisté de deux vicaires, le Père Collins et le Père Szczepan.

Persévérance aussi auprès des familles qui éprouvent toujours des difficultés à donner une priorité à la formation de leurs enfants et à participer financièrement aux frais d'internat. Là aussi l’encadrement fait preuve de persuasion pour qu'à terme l'accès à l'éducation permette aux populations locales de devenir des acteurs avisés de leur développement.

Persévérance également en France où malgré la crise la générosité des uns et des autres a toujours été au rendez-vous.

Persévérance aussi des bénévoles de l'association qui, par leur créativité, leur assiduité, leur générosité, a permis d'en accroître le dynamisme tout en maintenant le principe du don offert.

Merci à tous ceux qui nous ont aidés, qui nous aident et qui continueront à nous aider.

 

Isabelle Cesbron Lavau

« Savoir, penser, rêver. Tout est là.».  Victor Hugo

 

 

 

Des nouvelles de Kédougou

 

Voici la description d’une journée à l’internat écrite par Valéry (CM2), Ibrahima (CE2), Philippe (CM2) :

« La journée commence par le sport à 6h30. On court le tour du terrain, puis on fait les mouvements. Ensuite nous faisons nos emplois comme le nettoyage des chambres, des toilettes. Après on fait notre toilette et on prend notre petit déjeuner. Nous mangeons de la bouillie avec de la farine de maïs ou de mil et du sucre.

A 8h, nous partons à l’école. On sort pour la récréation à 11h jusqu’à 11h30. Nous retournons en classe jusqu’à 13h.

Nous prenons notre déjeuner. Souvent on mange du riz blanc ou rouge, des petits pois, du riz au poisson, du couscous fait avec la farine de maïs ou de mil, avec de la sauce faite avec des oignons et parfois des vermicelles. On a deux cuisinières qui sont Maman Cécile et Maman Pascaline. Nous disons merci pour les mamans qui préparent le repas pour nous.

Après le repas nous nous reposons dans les chambres jusqu’à 15 h, où nous partons à l’étude. Mr Joseph et Mr Jean-Michel sont nos surveillants. A l’étude ils nous aident à apprendre les leçons. Nous les remercions eux aussi de tout l’effort qu’ils font.

Après les études on part se doucher. Certains jours nous partons aux cours du soir, d’autres nous allons aux mouvements comme « Coeur vaillant Ame vaillante » et le mouvement scout. Le vendredi nous partons à la catéchèse et après à la messe. Nous aimons aller à la messe parce que nous prions Dieu.

Après, nous partons prendre le dîner, puis l’étude de 20 h à 21 h. Nous faisons la prière avant de sortir de l’étude et nous allons nous coucher.

Le samedi, nous n’apprenons pas à l’école. Nous faisons des travaux comme le jardin, le bois, le décorticage des arachides, le nettoyage de la cour. L’après-midi, nous jouons au foot et le soir nous regardons des films.

Le dimanche nous partons à la messe de 9 h à 11 h. Après la sortie de la messe, les collégiens font la catéchèse. Nous, nous restons à jouer au foot et nous pouvons sortir en promenade. A 18 h, tout le monde se rassemble à l’internat pour le dîner.

Nous remercions les pères et le frère Vincent. Nous remercions aussi vous tous qui soutenez l’internat pour qu’on puisse apprendre ici.

Merci beaucoup !

Vincent, séminariste, en fin de stage à Kedougou

Après avoir passé un peu plus d’un an comme animateur à l’internat de Kédougou, Vincent est revenu en France, riche de son expérience auprès des jeunes, particulièrement des collégiens et des lycéens.

 

Des nouvelles de Paris

Toujours Saint-Vincent de Paul

Pour la troisième année consécutive, la paroisse Saint-Vincent de Paul à Paris Xe a pris l’association comme projet de carême. Le fruit de cette campagne est de 3 600 €.

Et aussi Rocroy Saint-Léon

L’école primaire Rocroy Saint-Léon (Paris Xe) a pris également l’association comme projet de carême. En vendant des petits sachets d’oeufs en chocolats, elle a pu reverser à l’association 1 700 € !

Chaque fois que les enfants des écoles Rocroy et St Vincent de Paul vendaient un sachet d'oeufs, ils coloriaient une brique ou une tuile pour construire le dessin d'une maison.

 

Concert annuel le 11 octobre

Le concert annuel aura lieu le vendredi 11 octobre, salle Cortot. Le pianiste Ali Hireche jouera des œuvres de Chopin et de Bach. Magnifique soirée en perspective ! Retenez la date ! (Comme les autres années : contribution normale 20 €, 10 € pour étudiants et jeunes, 25 € sur place le soir du concert).

 

Né en 1976 à Paris, Ali Hireche commence ses études musicales avec le pianiste Antonio Ruiz-Pipo. A l’âge de 15 ans, il s’installe en Italie où il poursuit sa formation au Conservatoire Giuseppe-Verdi. Il y obtient un premier prix avec les félicitations du jury en 1997. Dès ses 15 ans, il se produit aussi bien en récital qu’avec orchestre en Italie, en Allemagne et en Autriche. Il participe aussi à de nombreux concours internationaux et y remporte plusieurs prix. Après plusieurs années passées en Italie, Ali Hireche retourne en France. Il se produit salle Cortot, aux festivals « Piano en Valois », de Cordes-sur-Ciel ou de Deauville.

« Doté de moyens pianistiques peu communs, Ali Hireche est néanmoins tout le contraire du broyeur d’ivoire. La poésie le guide plus que toute autre chose… un art de conteur s’impose »

Alain Cochard

« Ce jeune artiste témoigne non seulement d’une sensibilité musicale rare aujourd’hui, mais aussi de moyens instrumentaux exceptionnels, ce qui me laisse présager, pour lui, un avenir pianistique de premier plan ».

Aldo Ciccolini

 

Chacun, avec ses moyens et avec son cœur, peut faire connaître l’appel du père Hermann en mobilisant, en organisant, en donnant pour Kédougou.

 


N°10 Décembre 2012

 

A Kédougou, les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou : aller à l’école

Le mot de la Présidente

 

Le bien-fondé de l’éducation

Noël approche et avec toute l’équipe de l’association « Enfants de Kedougou », nous venons vous souhaiter une belle fête de la nativité, porteuse d’espoir et de paix. A Kedougou, l’arrivée de Vincent Cardot, jeune séminariste de la région de Langres envoyé par la DCC (délégation catholique de la coopération) fin mars 2012, a permis de faire évoluer le projet de l’internat de Kedougou vers un encadrement plus soutenu et exigeant. Les nouveaux outils élaborés par le Père Hermann Beuz Mané (l’emploi du temps, le règlement et le suivi des enfants) ont peu à peu été adoptés par l’équipe pédagogique et cette amélioration de l’encadrement contribue à l’épanouissement des enfants et à leur réussite scolaire.

La priorité de la mission de Kedougou est d’accueillir les enfants issus des familles les plus pauvres, les plus précaires de la brousse : en leur accordant une attention soutenue, ils s’intéressent à leurs études, découvrent les perspectives que leur offre l’éducation, peuvent  envisager leur propre avenir. Les deux candidats au bac de l’internat ont été admis et c’est une grande joie en particulier pour Pascal qui est le premier bachelier de son village ! Ils poursuivent leurs études à Dakar.

Merci à vous tous qui par vos dons, vos soutiens, permettez à ces jeunes de se construire humainement et intellectuellement.

Isabelle Cesbron Lavau

« L’Education coûte cher. Mais il en va de même pour l’ignorance ».  Claus Moser

 


 

Des nouvelles de Kedougou

La grande nouvelle de la Mission catholique de Kedougou est le départ du Père Marek : après avoir passé neuf ans à Kedougou et surtout en brousse auprès des villageois, il a  été nommé curé d’une des plus grosses paroisses de la banlieue de Dakar, Pikine. Son cœur est resté à Kedougou, en brousse, mais il a reçu un très bel accueil à Pikine où il a pris ses fonctions fin septembre.

C’est le père Hermann Beuz Mané qui lui succède à la tête de la mission de Kedougou, aidé par le père Colins, spiritain, et par Vincent Cardot, séminariste. Pour la partie internat ; la Mission accueille 60 jeunes au foyer (collégiens et lycéens), 60 internes à l’école (primaire) et 40 filles (leur maximum). C’est la première année où nigérian et il y a autant de filles, les mentalités changent peu à peu. La mission supporte aussi les frais de huit écoles de brousse.

 

Vincent, séminariste, en stage à Kedougou

« Cette année le palu frappe sévèrement malgré l’usage de moustiquaires et de répulsifs : certaines semaines, il ne se passe pas un jour sans que nous soyons soit au dispensaire soit à l’hôpital. Le Père Colins nous encourage à plus de rigueur dans l’apprentissage des leçons. il passe du temps à jouer avec les enfants, aux cartes et au foot. Sa présence est bénéfique et appréciée des enfants.

Nous avons un projet de potager qui va s’inscrire dans un programme de l’USAID pour l’autosuffisance alimentaire. Nous tentons de trouver des solutions adaptées pour soutenir les familles qui sont en grande difficulté pour nous payer. Nous avons ainsi choisi de financer des petits moutons à une maman et, lorsqu’ils seront gros à la fin de l’année, elle viendra nous rembourser l’avance et payer l’internat en gardant les petits. C’est un essai, peut-être que nous allons perdre de l’argent si cela échoue, mais il faut essayer, faire confiance et trouver des alternatives pour permettre aux familles de se prendre en main plutôt que de tendre la main !

Les écoles de brousse Il y a 20 ans, il y avait cinquante écoles de brousse ; maintenant nous en avons huit. L’Etat sénégalais, en lien avec les objectifs du millénaire, tente de rattraper son retard et a ouvert de nombreuses écoles publiques dans les villages. Or, souvent, il n’y a pas de place pour deux écoles dans un même village. Nous accueillons d’autres enfants qui viennent de villages différents ou de la ville, souvent des cas particuliers.

Se pose la question du maintien et de l’éventuelle ouverture d’autres écoles de brousse pour la mission : les écoles de brousse publiques manquent d’encadrement, la principale raison étant que les parents préfèrent avoir leurs enfants aux champs et les enseignants souvent seuls dans des villages reculés ne sont pas trop motivés…

La solution serait de maintenir et d’ouvrir nos écoles là où elles sont nécessaires pour pallier les insuffisances de l’Etat : on ouvre les portes de l’internat à tous les enfants des villages alentours, les familles préoccupées par l’instruction de leurs enfants feront les efforts nécessaires pour qu’ils viennent à l’internat et nous pourrons leur demander un effort financier. »


Des nouvelles de Paris et des régions…

Concert du 12 octobre

A Paris a eu lieu un concert de jazz salle Cortot, au cours duquel, pour la deuxième année consécutive, le trio Thierry Tocanne s’est produit bénévolement. Ce fut une magnifique soirée au cours de laquelle Thierry Tocanne au piano, Yves Torchinsky à la contrebasse et Eric Dervieu à la batterie, ont présenté un florilège des œuvres composées par les grands pianistes qui ont construit le jazz : Duke Ellington, Oscar Peterson, John Lewis, George Gershwin, Errol Garner, Ray Bryant … sans oublier quelques unes des compositions de Thierry Tocanne. La salle était comble !

Le prochain concert est prévu à Paris, toujours en octobre.

Vente de Noël

Les 5 et 6 décembre a eu lieu la vente de Noël chez Françoise et Geoffroy de Montmarin dont l’accueil est toujours aussi chaleureux. Belle réussite grâce aux talents conjugués de l’équipe de Toulon, de Paris et d’autres artistes.

Encore un effort

Le concert a rapporté 7 110 €,  la vente 7 600 €, les dons 5 450 €, soit un total de 20 160 €. Un complément de 7 000 € serait nécessaire pour boucler le budget de cette année scolaire. 100 € est le don moyen mais n'est pas le coût de la pension annuelle qui est de 140 € pour un enfant. L’association a été à nouveau retenue par le gros établissement privé de Pont Sainte-Maxence près de Compiègne qui fera sa campagne de carême au profit des « Enfants de Kedougou ».

Un livre à lire

Monique Gessain, ethnologue, membre de la Société des Africanistes et directrice de recherches honoraire au CNRS, a travaillé sur plusieurs ethnies en Guinée, en Gambie et au Sénégal. La région de Kedougou lui est très familière et chère, elle a étudié notamment les ethnies Bassari, Bedik et Coniagui dont est issue une grande majorité des jeunes de la Mission. Sa dernière parution s'intitule "La femme et le masque" ou l'éloge de l'équilibre chez les Bassari. Nous vous livrons quelques unes des réflexions d'Albert Jacquard dans sa préface :

"Le texte de Monique Gessain fait ressurgir en moi le sentiment qui m'avait envahi le soir où, pour la première fois, je l'ai accompagnée dans un village Bassari ; c'était un jour de fête. J'avais quitté Paris le matin même ; les quelques heures de vol puis de voiture sur les  sentiers de brousse ne m'avaient guère préparé à changer d'univers; c'est pourtant, une fois la nuit tombée, ce que j'ai brutalement ressenti. Le monde que j'avais, depuis ma naissance, appris à connaître avait soudain disparu, remplacé par un chaos de sons, d'images, de cris, dans lequel je me sentais un intrus. Rien de ce qui m'entourait ne pouvait entrer dans les catégories, si confortables pour mon esprit, qui d'ordinaire me permettent d'apprivoiser les évènements. Tout était nouveau ; tout était mystère; aucun mot n'était disponible pour me décrire la réalité à moi-même. A vrai dire, l'inconfort aurait été profond si je ne m'étais laissé entraîner passivement par un fleuve de sensations. Aujourd'hui, je suis face à un objet familier, un texte fait de mots, fait de lettres. Mais l'impression de côtoyer un monde impénétrable est aussi vive. Elle n'est plus alimentée par des sensations mais par mes vains efforts de compréhension. Il s'agit de masques, il s'agit de Koré mais ce que les Bassari suggèrent par ces mots n'est pas directement accessible à un esprit de rigueur et peu à l'aise dans les ambigüités...... Je me sens extérieur à ce jeu complexe ; mais ce n'est qu'une réaction superficielle. La réflexion m'oblige à constater que des ambigüités semblables fourmillent dans ma propre culture. Pour moi aussi, le personnage humain est double : d'une part, l'individu produit par la nature, d'autre part la personne consciente produite par l'aventure de ses rencontres......"

 


 

N°9 juillet 2012

 

A Kédougou, les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou : aller à l’école

Le mot de la Présidente

 

 

Un climat porteur.

En emportant l’élection présidentielle le 25 mars dernier, Macky Sall, 50 ans, succède à Abdoulaye Wade.

C’est un rare exemple de démocratie en Afrique, créant des espoirs malgré une situation financière et

économique très grave. Le pays aborde l’avenir avec plus de confiance, renforce la détermination des hommes

et des femmes, responsables de projets.

A Kédougou, le Père Hermann Beuz Mané a été désigné par le père Marek comme responsable du pensionnat

de la Mission catholique et c’est une tâche à part entière. Afin de mieux encadrer les élèves dont il a la charge,

le Père Hermann a élaboré un véritable projet pédagogique, en instituant un emploi du temps et un règlement pour

les élèves pensionnaires. Le Père Hermann écrit :

« Connaissant cette région du Sénégal oriental, afin de casser en eux la passivité ou l’inertie des villageois,

préoccupés à protéger la tradition en étouffant les génies, j’ai travaillé à cette charte pédagogique… »

Voici, parallèlement à l’enseignement de qualité dispensé à la mission, ce projet structurant de formation humaine

afin que tout soit mis en oeuvre pour favoriser l’émergence de générations responsables et actives dans le

développement de leur pays.

Un grand merci à vous tous qui, par vos dons, par votre participation aux actions de l’association, permettent

à ces jeunes de se construire un avenir au sein de leur pays.

Isabelle Cesbron Lavau

Proverbe

« Un adulte c'est un enfant qui a réalisé ses rêves. »




Des nouvelles du père Marek

Chers amis des enfants de Kédougou

« Alors que l’année scolaire touche à sa fin, permettez nous de partager avec

vous quelques nouvelles : cette année, nous avons accueilli 162 élèves, filles

et garçons confondus, et conduit 11 écoles de brousse soit 276 élèves.

A notre niveau, nous avons eu aussi quelques difficultés liées aux problèmes

de santé du Père Hermann qui a été indisponible presque la moitié de l’année

et bien sûr au PAM dont nous avons dû attendre l’aide jusqu’à la fin du mois

d’avril. La participation financière des parents d’élèves est plus faible qu’attendue,

car les récoltes de l’année passée étaient insuffisantes et dans plusieurs villages,

la famine s’est installée plus tôt qu’habituellement.

Malgré ces aléas, grâce aux hommes de bonne volonté et à l’arrivée de Vincent, 22 ans,

séminariste à Lille, l’année pourra finir en paix. Malgré la chaleur, Vincent s’est mis

immédiatement au travail prenant la responsabilité de la pharmacie, des études

et des loisirs des enfants.

Comme chaque année, beaucoup d’enfants tombent malades et plus particulièrement

cette année où nous avons connu une épidémie de varicelle ; plusieurs fois par semaine,

Vincent partait à l’hôpital pour accompagner les enfants, il fallait organiser le logement

et les repas à part pour limiter la contagion. Quant aux loisirs des enfants, notre vidéo-

projecteur est devenu utile : chaque semaine, nous pouvons visionner un film et la

présence de Vincent pendant les études va permettre d’améliorer encore les résultats

scolaires de nos élèves.

A la fin de l’année, nous organiserons une sortie à la cascade de Dindéfello qui permettra

aux enfants de découvrir un site magnifique et de passer un moment de détente.

Nous sommes à l’approche des dernières compositions pour les écoliers et au dernier

virage des préparations pour les examens finaux. Espérons que, comme chaque année,

tous nos élèves obtiendront l’entrée en 6

Pour l’année prochaine, nous envisageons de maintenir les effectifs tout en donnant

plus de place à l’accueil de collégiens et lycéens. Le nombre de nos écoles de brousse

va être probablement réduit à huit, les autres écoles seront fermées car l’Etat ouvre des

écoles publiques dans ces localités.

Pour finir, nous vous remercions pour toute l’aide que vous nous apportez, nous vous

en sommes reconnaissants et nous vous demandons de remercier toutes les personnes

qui nous viennent en aide.

Bonnes vacances à vous tous, et soyez assurés de nos prières. »

 

Père Marek Myslinski Cssp, responsable de la Mission Catholique de Kédougou

Vincent, séminariste, en stage à Kédougou

« Je m’appelle Vincent, j’ai 22 ans et je suis arrivé à Kédougou depuis le 31 mars. Je suis originaire

de la ville de Langres en France. Après mon Bac, j’ai suivi un DUT Carrières Sociales qui m’a

préparé aux métiers de l’animation et à la gestion de structures associatives, sociales, éducatives et

culturelles. Ce diplôme en poche, je suis rentré au séminaire de Lille, pour le diocèse de Langres

à 20 ans. J’ai terminé mon premier cycle de philosophie et j’ai exprimé à mon évêque l’envie de vivre

une expérience de stage en coopération mu par plusieurs désirs : élargir mon regard sur le monde

et plus particulièrement sur la pauvreté ; vivre dans un pays à majorité musulmane pour mieux

appréhender l’islam en France et prendre le temps d’approfondir ma vocation.

Mon stage a commencé par une période de trois mois au Maroc, comme animateur dans un internat,

puis la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) m’a proposé de venir en stage à Kédougou.

Je suis enchanté de découvrir le Sénégal, je ne connais guère l’Afrique, mais je suis convaincu que

nous, « vieux européens », ne pouvons ignorer la jeunesse du continent africain en pleine croissance !

J’ai reçu un accueil très chaleureux à Kédougou : à la fois par la météo (40°c) et par les habitants de

la ville, de la mission et les internes. Il m’a fallu quelques jours, à l’abri de ma case, sous le ventilateur

pour m’acclimater. Évidemment la culture me demande d’ouvrir mon coeur pour accueillir la nouveauté

et suscite de nombreuses réflexions. Depuis octobre, tout fonctionnait sans moi à l’internat alors je

cherche peu à peu ma place : études des enfants, animations, santé, temps gratuit avec les enfants.

Bien que les conditions d’accueil soient très simples, un encadrement sérieux et bienveillant permet aux

enfants de s’épanouir. Je suis frappé par leur gentillesse même s’ils sont parfois rétifs… comme le sont

tous les enfants ! Mes occupations sont multiples, je ne vois pas le temps passer et je ne suis guère en

manque de la France. Mon arrivée en fin d’année me permet de prendre le temps d’observer et j’ai

quelques idées qui pourront se concrétiser l’année prochaine en lien étroit avec les acteurs de terrain. »

Des nouvelles de Paris et des régions…

Soutien d’une paroisse et d’un lycée

Comme l’année dernière, la paroisse Saint-Vincent de Paul, dans le Xe arrondissement de Paris, a décidé de soutenir l’association pendant sa campagne de carême. La contribution de plusieurs paroissiens et de l’aumônerie de l’hôpital Lariboisière a permis de récolter 3 450 €.

Le lycée Saint-Joseph de Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise a soutenu également l’association pendant sa période de carême et a permis de récolter 1 200 €.

Pour la deuxième année consécutive, le trio de jazz Tocanne se produira pour l’association : il présentera le 12 octobre un florilège des oeuvres composées par les plus grands pianistes qui ont construit le jazz, Duke Ellington, Oscar Peterson, John Lewis, George Gershwin, Errol Garner, Ray Bryant …. Sans oublier quelques unes de ses compositions. Très belle soirée en perspective !

Ce concert annuel se tiendra Salle Cortot. Les réservations pourront se faire par courrier retour du mail qui sera envoyé aux personnes qui se sont fait connaître ou sur place le soir du concert. (Comme les autres années : contribution normale 20 €, 10 € pour étudiants et jeunes, 25 € sur place le soir du concert).

Chacun, avec ses moyens et avec son coeur, peut faire connaître

l’appel du père Marek en mobilisant, en organisant, en donnant pour Kédougou


 

 

 

N°6 décembre 2010

Le mot de la Présidente

Un tableau d’ombres et de lumières

Noël approche et nous venons vous souhaiter que ce soit un moment de paix et de joie profondes. Je viens
également exprimer toute ma gratitude à celles et à ceux qui ont donné du temps ou de l’argent afin que le
pensionnat de Kédougou vive.

Ce beau projet est aussi fragile : nous sommes les seuls à supporter financièrement ce pensionnat, le PAM
(programme alimentaire mondial) préfère depuis deux ans étendre son aide à un plus grand nombre de
pensionnats et en conséquence a réduit de moitié l’aide précédemment accordée à Kédougou.

Malgré les difficultés et les défis qui existent en termes de financement, nous nous efforçons de continuer
cette oeuvre éducative et humanitaire. Grâce au cadre de la mission, les enfants ont de très bons résultats
scolaires tels qu’en témoigne le vicaire du Père Marek, responsable de l’internat.

Merci encore à tous ceux et celles qui ont permis de faire vivre le pensionnat jusqu’à ce jour et à tous ceux
et celles qui peuvent faire un geste, un don en sa faveur pour terminer l’année scolaire en cours.

Isabelle Cesbron Lavau

« Il y a toujours dans notre enfance, un moment où la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir. »

Graham Greene

Des nouvelles du Père Marek à Kédougou

"L’année scolaire 2009-2010" a démarré le 5 octobre, l'internat et le foyer ont ouvert leurs portes la veille au soir. Le début d'année est toujours bien difficile, d'un côté les enfants arrivent fatigués et non soignés, de l'autre notre magasin se remplit très difficilement. A Kédougou, il n'y a plus de médicaments pas chers contre le palu et, pour tous les cas, les enfants sont mis sous perfusion. Cela nous a coûté une fortune et beaucoup de fatigue ; chaque fois qu'un enfant tombait malade, il fallait l'hospitaliser deux ou trois jours et un de nous était obligé de passer la nuit à l'hopital. Dieu merci, la situation s'est calmée et aujourd'hui on n'a plus d'enfant gravement malade, trois repas par jour et le rythme de vie à l'internat nous aident beaucoup.

L'année dernière, nous avons reçu de l'association Amitié Marhaba de Mulhouse les ordinateurs et les élèves font leurs premiers pas en informatique et j'espère que bientôt eux-mêmes pourront vous écrire.

Les écoles de brousse démarrent la première semaine de décembre ; comme l'année passée, nous avons 12 écoles dont des villages à l'accès très difficile. Il y a trois semaines, nous avons organisé une session de formation pour nos moniteurs pendant laquelle l'importance de l'école et les stratégies de l'avenir étaient bien discutées. Aujourd'hui, nous sommes  conscients que nos écoles ne sont plus seulement la première étape d'une éducation mais l'éducation intégrale. Plusieurs de nos élèves continuent leurs études dans les écoles publiques, d'autres s'arrêtent au niveau du CP et restent au village. Ceux qui viennent à l'internat sont les plus chanceux pour qui la porte de l'avenir s'ouvre largement.

A l’approche de la fête de Noel, où nous allons contempler Jésus qui a  choisi d'être pauvre parmi les pauvres, nous vous disons merci. Merci d'avoir pensé à nous sans nous avoir vus, merci pour vos soutiens. Soyez assurés de  notre reconnaissance et de nos prières.

Au nom de tous les enfants de la mission de Kédougou.

 

 


 

 

 



 

 

 

 

 



N°5 décembre 2009

 

Les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou : aller à l’école

Le mot de la Présidente

Ensemble, bâtissons des ponts entre les continents

 

L'année 2009 s'achève, ce fut une année très porteuse pour la mission: les enfants de CM2 ont tous réussi leurs
certificats de fin d'études du primaire alors que le taux de réussite a été de 57% dans le reste du pays et ceci malgré
un contexte social et économique difficile.

 

L'éducation dispensée à la mission prend en compte tous les aspects de la personnalité humaine et se révèle être le moyen essentiel pour changer les mentalités.

 

C'est grâce à l'action et aux dons de chacun que l'association a pu apporter le soutien nécessaire à la mission. Cette
action doit s'inscrire dans la durée pour permettre aux enfants d'atteindre l'autonomie nécessaire à un développement équilibré.

 

Merci de votre générosité, de votre fidélité et de la confiance que vous nous faites.
Je vous souhaite de passer un très joyeux Noel, plein de paix et d'espérance pour l'année 2010
Isabelle Cesbron Lavau

« Celui qui est maître de l'éducation peut changer la face du monde » Leibniz

A Kédougou

Des nouvelles du Père Marek

L'année scolaire "2009-2010" a démarré le 5 octobre, l'internat et le foyer ont ouvert 
leurs portes la veille au soir. Le début d'année est toujours bien difficile, d'un côté 
les enfants arrivent fatigués et non soignés, de l'autre notre magasin se remplit très 
difficilement.

A Kédougou, il n'y a plus de médicaments pas chers contre le palu et, 
pour tous les cas, les enfants sont mis sous perfusion. Cela nous a coûté une fortune 
et beaucoup de fatigue ; chaque fois qu'un enfant tombait malade, il fallait l'hospitaliser 
deux ou trois jours et un de nous était obligé de passer la nuit à l'hôpital. Dieu merci, la 
situation s'est calmée et aujourd'hui on n'a plus d'enfant gravement malade, trois repas 
par jour et le rythme de vie à l'internat nous aident beaucoup.

L'année dernière, nous avons reçu de l'association Amitié Marhaba de Mulhouse les 
ordinateurs et les élèves font leurs premiers pas en informatique et j'espère que bientôt 
eux-mêmes pourront vous écrire.

Les écoles de brousse démarrent la première semaine de décembre ; comme l'année
passée, nous avons 12 écoles dont des villages à l'accès très difficile.

Il y a trois semaines, nous avons organisé une session de formation pour 
nos moniteurs pendant laquelle l'importance de l'école et les stratégies de l'avenir 
étaient bien discutées. Aujourd'hui, nous sommes conscients que nos écoles ne sont 
plus seulement la première étape d'une éducation mais l'éducation intégrale.
Plusieurs 
de nos élèves continuent leurs études dans les écoles publiques, d'autres s'arrêtent au 
niveau du CP et restent au village. Ceux qui viennent à l'internat sont les plus chanceux 
pour qui la porte de l'avenir s'ouvre largement.

A l’approche de la fête de Noel, où nous allons contempler Jésus qui a choisi d'être 
pauvre parmi les pauvres, nous vous disons merci. Merci d'avoir pensé à nous sans 
nous avoir vus, merci pour vos soutiens. 
Soyez assurés de notre reconnaissance et de nos prières. Au nom de tous les enfants 
de la mission de Kédougou. »

 

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La lettre N°4 juin 2009

 

 

A Kédougou, les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou : aller à l’école

Le mot de la Présidente
La
mission : un lieu sûr et stable pour les enfants

 

En février  1999, nous déposions les statuts de l’association à la préfecture de Toulon. Peu d’entre nous avaient imaginé que 
l’association se développerait et assumerait la charge entière de 
ce pensionnat  de 250 jeunes. C’est une aventure qui continue et je 
voudrais remercier tous ceux et celles qui y prennent part, les 
équipes de Paris, Brest, Metz et Aix, les artistes qui, bénévolement 
se sont produits pour l’association, les donateurs de la première heure 
comme les plus récents.Forts de notre expérience de 10 ans, nous devons poursuivre et amplifier notre action. La crise mondiale a des effets dévastateurs en Afrique et le Sénégal n’échappe pas à cette tragédie.
Face à cette insécurité économique et politique grandissante, la mission 
de Kédougou  offre un lieu sûr, stable où les enfants ont pu poursuivre 
leur scolarité sereinement.Mobilisons nous tous ensemble pour faire grandir l’espoir d’un monde plus juste et offrir à ces enfants un avenir digne. La prochaine occasion de nous retrouver encore plus nombreux sera le concert 
qui aura lieu le jeudi 1er octobre salle Cortot à Paris.Merci de tout cœur 
de votre soutien et très bon été à toutes et à tous.

Isabelle Cesbron Lavau

« Les enfants sont sans passé et c'est tout le mystère de l'innocence magique de leur sourire. » Milan Kundera

A Kédougou

Des nouvelles du Père Marek

« Je vous salue tous au nom de la communauté et de tous les enfants de Kédougou.Après les évènements malheureux qui ont lieu le 23 décembre dernier à Kédougou pendant lesquels presque tous les bâtiments du gouvernement ont été brûlés par les émeutiers, nous avons essayé de vivre Noël comme chaque année mais la joie de Noel était mélangée à la peur de l’avenir. Après les vacances de Noel, la vie a repris le rythme normal mais le climat a bien changé. Les arrestations ont continué et notre rôle a été d’aider la population à retrouver la paix, ce que j’ai essayé de faire en participant activement au « comité de sages », avec lequel j’ai rencontré Monsieur le Président du Sénégal.Tous ces évènements n’ont pas eu une grande influence  pour la vie ni de l’école ni  de l’internat, les enfants restent innocents mais tout ce qui se passe autour d’eux joue beaucoup pour leur avenir. A la mission de Kédougou, les difficultés  passent d’abord la santé de nos enfants. Cette année, nous avons eu plusieurs cas très graves qui ont demandé des hospitalisations. Les parents s’en lavent les mains en disant qu’ils sont pauvres.La participation des parents est toujours une bataille qui remet en question l’existence de l’internat. Sommes-nous ici pour remplacer les parents ou bien pour les aider ? A côté de ces difficultés, nous avons vécu de belles choses, nous avons préparé 53 jeunes pour le baptême dont 21 internes. Pour moi, c’est toujours une joie personnelle car ce sont les enfants que j’ai eus dans les écoles en brousse où ils ont commencé la catéchèse et qui ont fait leur école primaire chez nous à la mission. On peut dire que ce sont les miens, mes enfants. Parmi eux, il y avait Dominique, le garçon que j’ai retrouvé il y a 5 ans, à demi-mort dans un village  de brousse. Après plusieurs mois à l’hôpital et l’amputation des deux jambes, il est venu à l’internat. Le début a été difficile mais aujourd’hui on peut dire que Dominique, c’est presque le chef de l’internat, il a reçu son baptême et j’espère qu’il réussira son diplôme et entrée en sixième.Nous avons reçu des ordinateurs avec tout l’équipement, cela nous a permis de mettre en route une vraie salle informatique. Nos enfants, qui, ne l’oublions pas, viennent des villages où il n’y a pas d’électricité, s’initient à l’informatique ! »

 



Noël  2008 N°3 décembre 2008

A Kédougou, les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou :

aller à l’école

 


Le mot de la Présidente

« Pour leur offrir un monde meilleur »

L’année 2008 se termine par le temps de paix
et d’amour de Noël, un moment privilégié pour chacun d’entre nous.

Je veux exprimer toute ma gratitude à tous ceux qui, par leur générosité, ont
contribué à la pérennité du projet, malgré les circonstances difficiles.

Le Sénégal a connu des heures très sombres, la pénurie des produits
alimentaires, la famine, la révolte.Grâce à vos dons, les Enfants
de Kédougou ont peu souffert de cette crise et ont pu ainsi poursuivre leur
scolarité jusqu’à ce dernier trimestre avec succès.

L’année 2009 s’annonce difficile, mais laissons-nous emporter par les sourires et
l’avenir de ces enfants en leur offrant un monde meilleur et plus juste.
Bonnes fêtes à toutes et à tous.  Isabelle Cesbron Lavau



 


A Kédougou

Des nouvelles de l'internat
A l'internat et au foyer, nous avons au total presque 200 élèves, comme l'année passée.
 Nous n'avons pas encore reçu l'aide du Programme Alimentaire Mondial. Alors l’unique 
source de financement reste l'association. Pendant un mois et demi, nous avons dépensé 
2 500 000 francs CFA (3 900 euros). Les enfants qui arrivent à la mission de Kédougou 
sont conscients de leur chance et, cette année, tous ont eu leur certificat de fin 
d'études primaires.
Des nouvelles des écoles de brousse
Le père Marek : « Lundi prochain, le 1er décembre, nous allons démarrer l'année scolaire
en brousse. Nous irons cette année jusqu’à 12 écoles (30 à 35 élèves par école).
J'ai reçu quelques fournitures scolaires que j'ai déjà distribuées dans les écoles.

Reste à payer les salaires (35 000 francs par moniteur et superviseur. »
Dans les écoles de brousse sont enseignés les rudiments de français.
Les enfants de la brousse parlent la langue de leur ethnie et le français leur
permettra de se comprendre entre ethnies différentes.
 
Des nouvelles du Père Marek
Nous avons eu la chance d'accueillir en France le Père Marek pendant une semaine en juin.
Il nous a beaucoup parlé des changements intervenant dans la région de Kédougou.

Des mines d'or ont été découvertes ; ces mines emploient des habitants de la région qui,
une fois le travail effectué et payé, dépensent leurs salaires en plaisirs faciles à
Kédougou. D’où l’apparition du sida, de la prostitution, de la drogue et beaucoup de
vols. Ces phénomènes soucient beaucoup le père Marek et il a réfléchi à la construction
d'une maison de la jeunesse pour offrir un endroit sûr aux jeunes et avec des activités
structurantes. Nous sommes en train de monter des dossiers afin d'obtenir des subventions
de la part de plusieurs fondations.

Le père Marek se retrouve à la tête de lourdes responsabilités, sa santé se détériore
à cause de nombreuses crises de paludisme. Il fait un travail extraordinaire de
sensibilisation en brousse, d'éducation auprès des jeunes, tout en respectant
fondamentalement leur religion (80% sont musulmans).
          


 

Lettre N°2 avril 2008

Le mot de la Présidente

Le Sénégal en situation d’urgence

Face à la situation qui se dégrade et la flambée des prix des produits de première nécessité, nous vous adressons un appel exceptionnel. Vous avez dû découvrir dans les journaux "le choc alimentaire" concernant 37 pays dont le Sénégal, où des émeutes ont éclaté à Dakar pour protester contre cette hausse des prix.

Il s'agit d'une véritable urgence alimentaire. Cet appel répond à une urgence qui, malheureusement, peut durer. Cependant les enfants de la mission de Kédougou poursuivent leur scolarité avec succès et il est souhaitable que l'association se mobilise pour que la scolarité des enfants ne soit pas interrompue par cette crise.

Je vous laisse découvrir le témoignage du Père Marek.

Merci, du fond du coeur, pour votre soutien.

Isabelle Cesbron-Lavau

« Sauver un enfant, c’est sauver le monde. » DOSTOIEWSKI

A Kédougou : Des nouvelles du Père Marek

« Le marché sénégalais nous devient de plus en plus cher. Un sac de riz est à 15 500 fr maintenant, chose qui était à 10 300 au début de l'année. Et à Dakar il parait que le sac de riz est à 17 500 fr. Tout devient plus cher du jour au lendemain. Notre magasin est à moitié vide. Caritas vient de nous offrir 53 sacs de riz et quelques 20 sacs de petits pois il y a de cela un mois. Ce qui nous couvrira un mois et quelques jours. Donc bien avant cela on achetait tout au marché malgré la hausse des prix, pour juste pouvoir nourrir les enfants. Et dans deux semaines, on retombera dans la même situation.

Présentement, on est pas capable de saisir l'avenir du marché sénégalais, car les prix augmentent terriblement, sans arrêt, chose qui nous rend la vie difficile. Vu tout cela, je suis nuit et jour animé d'un souci : comment s'en sortir si cela continue comme cela?

Heureusement que je ne suis pas seul, vous êtes toujours à mes côtés et c'est grâce à vous que l'internat et le foyer existent présentement à Kédougou. Et en parlant avec Monseigneur de l'avenir de la mission, je lui ai fait comprendre que ce n'est pas moi, Père Marek, qui fait marcher les euvres sociales de Kédougou mais c'est bien vous : l'association "Enfants de Kédougou". Ce qui fait même si je n’étais plus là, l'internat et l'école de brousse pourraient bien marcher dans de très bonnes conditions. Mais ne vous inquiétez pas, j'espère rester encore pour quelques trois ans!

En vous remerciant pour tout ce que vous faites pour nos e nfants, je m'en vais demander de saluer toutes les braves femmeset hommes de notre association! »

Père Marek  : « Merci pour tout ce que vous faites pour nous »

 
Lettre 1 - décembre 2007 PDF Imprimer Envoyer

N°1 décembre 2007

Le mot de la Présidente
Une espérance pour l’avenir

A l'approche de cette fin d'année, nous venons vous souhaiter un très joyeux Noël et une année de paix et d'espérance. Cette espérance que nous avons vécue ensemble tout au long de cette année et qui nous anime pour l'avenir.
Au fur et à mesure du développement de l'association, nous réalisons à quel point ce projet autour des enfants est source d'échanges entre nous : il rassemble, il mobilise des dons et des énergies, il met en œuvre des talents si variés.
Je mesure les efforts que les actions entreprises ont pu demander à certains d’entre nous, mais je n'oublie pas tous ceux, qui dans l'ombre, de façon discrète et fidèle, soutiennent ce grand projet.
Retrouvons un regard d'enfant, d'émerveillement, sur tout ce qui s'accomplit ici et là-bas et dont nous sommes tous porteurs.

Isabelle Cesbron-Lavau


"Le monde des enfants est un monde à part, il faut, pour y pénétrer, oublier le nôtre.....C'est un honneur et un bonheur d'approcher des enfants....Il y en a partout qui vous attendent." Madeleine Daniélou

A Kédougou

Des nouvelles de l'internat

L'école à Kédougou a commencé début octobre, le père Marek accueillant cette année plus de 200 enfants dont un tiers de filles. Il nous raconte :"J'adore ce moment quand les enfants viennent des villages, tout maigres, fatigués par le travail mais contents de nous retrouver à nouveau. Les « nouveaux du CP » sont comme chaque année un peu perdus, ils ont des difficultés à dire quelques mots en Français. Mais, dans 2 ou 3 semaines, ça ira très bien".
Les dortoirs de l'internat se sont améliorés grâce à l'achat de matelas dus à une petite aide de la Pologne. Cécile, la cuisinière a également bénéficié de matériel neuf grâce aux dons de la Pologne.

 

Des nouvelles des écoles de brousse


L'ouverture des écoles de brousse a eu lieu le 3 décembre. Le père Marek s'occupe de quinze écoles réparties dans les villages de brousse aux environs de Kédougou. Ces écoles accueillent une trentaine d'enfants qui pendant trois ans vont apprendre le français ( ils parlent la langue de leur ethnie alors que le français est la langue qui permet à toutes les ethnies de se comprendre). Ils apprennent aussi des rudiments de calcul puis, pour les plus capables, iront suivre leur scolarité à Kédougou.
Ces écoles sont construites par les parents d'élèves et la classe est faite par un jeune du village.

 

Des nouvelles du Père Marek


Le père Marek passe la semaine en brousse et le week-end à Kédougou. En brousse il participe à la vie du village, sensibilise les villageois aux projets de développement, essaye de faire évoluer les mentalités en leur montrant l'enjeu de l'éducation. Le week-end à Kédougou, il s'occupe des enfants et célèbre la messe dans la belle église de la petite ville.
Les dernières nouvelles que nous avons reçues du père Marek faisaient état de l'augmentation du coût de la vie : "Un sac de riz coûtait 10 300 francs CFA ; aujourd'hui, il coûte 12 700 francs CFA. J'ai été obligé d’augmenter tous les salaires de nos employés de l'internat ainsi que de nos écoles". Il doit en convenir : " Hélas, les réserves sont vides". Nous avons pu heureusement lui faire, comme il nous le demandait, un virement de 5000 euros qui sera le bienvenu.



 
La dernière lettre PDF Imprimer Envoyer
















 

A Kédougou, les enfants ont un rêve, à la fois simple et fou : aller à l’école 

 

N°17 été 2017

Editorial

Comme vous allez le découvrir dans cette lettre, le projet autour de l'internat est en train de prendre un nouvel essor avec la participation d'une association allemande qui va financer la construction d'écoles de brousse afin de permettre à davantage d'enfants d'être scolarisés.

Dans un deuxième temps un projet d'extension de l'internat à Kédougou est en cours de réflexion.

En fidélité au projet initial de scolarisation des enfants les plus pauvres de cette zone, les pères spiritains souhaitent donner un second souffle à la mission.

Nous souhaitons continuer à soutenir ces enfants en leur finançant 80 à 85% des frais de pension.

Merci à tous ceux qui peuvent diffuser cette lettre autour d'eux, merci de nous faire connaître afin que nous ayons les moyens nécessaires pour répondre à ce défi d'accueillir des enfants supplémentaires.

Merci de votre fidélité et très bel été à tous !

Isabelle Cesbron Lavau

« L’instruction est à l’homme ce que la charrue est à la terre » Emile de Girardin

Du côté de l'internat des filles « Les filles sont en pleine composition de fin d'année. Dans l'ensemble tout s'est bien passé, le travail est satisfaisant, certaines ont eu de très bonnes notes et cela est à encourager, d'autres par contre doivent fournir plus d'efforts pour aller de l'avant. Elles sont au nombre de 38 venant de différents villages. Elles sont épanouies, en bonne collaboration avec moi, en bonne santé malgré un peu de paludisme. Nous avons mené beaucoup d'activités ensemble, notamment la culture d'un jardin qui nous a permis de manger des légumes. »           Soeur Emily

 

Des nouvelles de Paris

Visites de Paris En mai ont eu lieu deux visites de Paris, organisées par Jean-Louis Boscardin, professeur d'histoire à la retraite, amoureux de Paris, sur le thème « Le premier urbanisme parisien au début du XVII siècle, île de la Cité ».  « Nous avions rendez-vous près de la statue d'Henri IV sur le Pont Neuf. Nous nous sommes dirigés vers la place Dauphine, visites passionnantes durant lesquelles Jean-Louis Boscardin a expliqué que la première tentative d'urbanisme à Paris fut créée à cet endroit, avec la construction du Pont Neuf et l'édification de statues royales sur les places pour affirmer l'autorité royale sur la ville. »

Jean-Louis Boscardin accepte de continuer ces visites et deux autres seront programmées en octobre, les dates vous seront communiquées ultérieurement,à ne pas rater ! L'argent récolté est entièrement reversé à l'association, un grand merci à notre conférencier.


Vente de Noël La vente de Noël aura lieu les 16 et 17 novembre à Paris A cette vente de Noël, vous pouvez trouver des cadeaux de naissance, de magnifiques déguisements d'enfants, des articles de décoration, arts de la table,plateaux, sacs de rangement, décorations de Noël, confitures, vins d'orange, de citron et plusieurs créations nouvelles.

L'année dernière la vente a rapporté 9000€, 3000€ ont servi au financement de la construction du mur de clôture de l'internat des filles.

Des nouvelles de Kédougou « Pendant mes séjours en brousse, j'ai eu l'occasion de rencontrer les parents de certains enfants du foyer et de l'internat ainsi que les moniteurs (instituteurs) des écoles de brousse. A vrai dire, les jeunes viennent de familles très limitées au niveau économique, mais notre objectif est de voir que les parents participent avec le peu de moyens qu'ils ont à l'éducation de leurs enfants. Les jeunes du foyer et de l'internat vont bien. Certains étaient partis pour la fête de Pâques et ceux qui sont restés, environ trente-sept, ont tous participé à la fête que nous avons organisée pour eux. Les trois cuisiniers, celui des Pères, du foyer et de l'internat, ont travaillé ensemble pour préparer cette fête le lundi de Pâques. Nous avons commencé à 10 h par un match de foot, un temps de jeux et avons terminé par un très bon repas avec ses boissons. Les enfants étaient très contents ». Père Josephat

Résultats scolaires « Dans l'ensemble les enfants ont passé une bonne année scolaire 2016/2017, ils sont maintenant en pleine composition pour terminer l'année. De façon générale, les moyennes sont bonnes au 1er et 2e trimestres. Au primaire beaucoup d'enfants ont eu entre 5 et 8 sur 10, l'un d'eux est le meilleur de toute la région de Kédougou et cela honore notre internat. Au collège et au lycée, quelques jeunes ont obtenu entre 10 et 16 de moyenne sur 20. Certains ont échoué, mais ils doivent prendre conscience et travailler davantage pendant les vacances pour rattraper leur retard. Du point de vue santé, rien de grave sauf quelques petites fièvres liées au paludisme très présent dans la zone. Nous avons vécu de beaux moments sportifs et les jeunes ont gagné au foot une coupe régionale ; nous avons eu des sorties avec les plus petits à Ethuare en janvier ». Père Armel

Projet éducatif « Pour nous les Spiritains, notre engagement en partenariat avec votre action va dans le sens d'améliorer les conditions de vie de ces enfants. Nous sommes en contact avec une association allemande qui a accepté de construire des classes en brousse tout en exigeant que les enfants qui sortent de ces écoles de brousse rentrent à l'internat pour la suite de leurs études. Nous devons penser à élargir pour l'avenir. Avec les Allemands qui ont beaucoup apprécié votre apport et action, nous avons commencé à recenser les villages bénéficiaires de ce projet d'écoles de brousse. Les constructions commencent au mois de juin. Pour l'année prochaine nous avons un volontaire allemand qui sera au foyer (regroupant les collégiens et les lycéens) et espérons avoir un volontaire français spécialisé dans l'enseignement. » Père Josephat

 


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